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William Klein
William Klein
Courtesy galerie Le Rverbre, Lyon
Bilingual : French / English



Photographe, peintre, cinéaste et graphiste, William Klein est un des artistes les plus controversés et les plus influents du 20ème siècle.
Né en 1928, il a grandi à Manhattan. Après avoir terminé ses études universitaires à 18 ans, il a fait son service militaire dans l’armée US - 6 mois d’occupation en Allemagne et, dans le cadre d’un programme d’amitié franco-américaine, un an et demi à la Sorbonne!
Démobilisé à Paris, Klein se consacre à la peinture. Il étudie brièvement avec Fernand Léger et réalise à Milan avec des architectes italiens des peintures murales géométriques hard edge.
C’est en documentant à sa façon ces oeuvres que Klein emploie pour la première fois la photographie. Alexandre Liberman, le directeur artistique de Vogue, après avoir vu à Paris une exposition de ces photographies abstraites, offre à Klein un contrat et un financement pour ses projets personnels.
Klein envisage une carrière multidisciplinaire qui inclurait la peinture, la photographie et éventuellement le cinéma.
En 1954, il imagine un journal photographique de son retour à New York. Liberman accepte de le financer. Klein s’embarque dans une guérilla d’amour-haine avec sa ville natale et une découverte des possibilités de la photographie qu’il trouve timide et en retard sur les autres arts. Sans formation traditionnelle il ignore les tabous, emploie le grand angle, le grain, les contrastes violents, les accidents et les cadrages inhabituels. Le résultat est son premier livre Life is Good and Good For You in New York: Trance Witness Revels, un brûlot d’un dynamisme et d’une intensité inégalés. Il est publié à Paris, Londres et Rome et remporte en France le prix Nadar.
Sans abandonner la peinture il réalise et publie trois nouveaux livres de conception débridée et cinématographique: ROME (1958) MOSCOU (1961) TOKYO (1962). Pour pouvoir financer son travail personnel il travaille pour Vogue, créant des images d’un nouveau genre, insolites et graphiques.
En 1958, Klein tourne BROADWAY BY LIGHT, sans doute le premier film pop, et au milieu des années soixante abandonne la photographie pour le cinéma. Parmi ses films les sagas des Supermen Noirs: MUHAMMAD ALI THE GREATEST (1964-74) ELDRIDGE CLEAVER BLACK PANTHER (1970) et THE LITTLE RICHARD STORY (1980); des documentaires politiques: LOIN DU VIETNAM (1967) LE FESTIVAL PANAFRICAIN (1969) GRANDS SOIRS ET PETITS MATINS (sur Mai 68); des longs métrages de fiction: QUI ÊTES-VOUS POLLY MAGGOO? (prix Jean Vigo 1967) MISTER FREEDOM (1968) LE COUPLE TÉMOIN (1976), fables corrosives sur les mythes idéologiques de notre époque.
Dans les années 80, il renoue avec la photographie, expose dans le monde entier et publie CLOSE UP (1989) TORINO 90 (1990) MODE IN & OUT (1994), de nombreuses monographies et catalogues. A l’occasion de son dernier film LE MESSIE (2000) il publie WILLIAM KLEIN FILMS. En 2002 il publie PARIS + KLEIN.
Depuis 1990 le pilote qu’il a tourné pour la collection de films CONTACTS lui donne l’idée d’une nouvelle direction où il peut allier peinture et photographie. Cela donne la série Contacts Peints, sujet de nombreuses expositions et d’un livre prévu pour début 2007.
En 2004-2005, d’importantes expositions ont lieu à Milan, Anvers, Berlin, Budapest, Tokyo et Moscou. En mai 2005, il réalise l’exposition et le livre ROMANI, publié par Fendi-Contrasto.
Parmi ses récompenses, le Grand Prix National de France, le rang de Commandeur des Arts et des Lettres, la Médaille du Millenium en Angleterre, le Prix International Hasselblad en Suède, le Grand Prix de Photo Espagna, celui de la Biennale de Moscou, et de l’Institut Américain des Arts pour l’ensemble de sa carrière.
En décembre 2005, le Centre Pompidou inaugure une très grande rétrospective de son œuvre et co-édite avec Marval un livre de 400 pages, Rétrospective.
Il est représenté par la galerie Le Réverbère à Lyon depuis 1991. Sa dernière exposition dans cette galerie intitulée KLEIN + 10 COLLECTIONNEURS (2011), a été accompagnée d'une rétrospective de ses films à L'Institut Lumière. La Tate Modern a Londres lui a récemment consacré une exposition rétrospective WILLIAM KLEIN +  DAIDO MORIYAMA (octobre 2012 - janvier 2013).
L’œuvre de William Klein des débuts jusqu’à aujourd’hui a marqué l’histoire de la photographie et influencé deux générations de photographes et de cinéastes.



English

Painter, photographer, graphic designer, movie maker, American in Paris, William Klein escapes pigeonholes, categories, movements.
Born in New York in 1928, He grew up in the mean streets of Manhattan shuttling between blackboard jungles, experimental schools, pool halls, and the Museum of Modern Art. At eighteen, he graduated from college and at twenty, after serving for two years in the USA Army in Europe ( of which one and a half at the Sorbonne, invited by the French government) he settled in Paris to become a painter. He worked briefly with Fernand Léger and, in the early fifties, did kinetic murals in Milano for Italian architects, absorbing, along the way, European visual history from Masaccio to the Bauhaus.
In 1954, after six years of experimenting in painting and graphic design, he returned to New York and embarked on a complicated love-hate affair with his native city that became a unique photographic adventure. Half amazed foreigner, half street-wise New Yorker he set out to record on film his photographic diary.
He transformed the chaos of the streets into complex compositions ordered by a discipline firmly rooted in his artist’s apprenticeship. At the same time he explored and catalogued as  no photographer had done before, the big city theater of the absurd : the zombie crowds, the senseless violence, the lunatic parades and processions, the walls plastered with Dada messages and the mad accumulation of urban junk. In the process, Klein managed to integrate into photography references as diverse as fifteenth century frescoes, slapstick films, comic strips and the pre-Pop layouts.
The book whose original title was NEW YORK IS GOOD & GOOD FOR YOU was published in 1956 and created a veritable revolution. Klein had developed a radically new way of taking pictures, with the violent, graphic style combining black humour, social criticism, satire, and poetry.
« For the first time, wrote the poet and critic Alain Jouffroy, photographs led the evolution of visual arts. Klein developed practically all of the themes dealt with later by Pop Art and the New Realism… »
The book designed by Klein himself won in the 1957 Prix Nadar but was not published in the United States until after a forty-year purgatory.
Following New York, Klein created three innovative books, in which his brand of photographs were laid out in freeflowing, cinematic sequences : ROME (1958), MOSCOW (1961) and TOKYO (1962).
From 1955 to 1965, he also photographed for Vogue, producing bizarre, satirical images of rare wit and style.

In 1958, Klein made BRODWAY BY LIGHT, no doubt the first Pop film, and in the mid-sixties, abandoned photography for film making. His movies range from the sagas of super-blacks : MUHAMMAD ALI THE GREATEST (1964-1974), ELDRIDGE CLEAVER, BLACK PANTHER (1970), and THE LITTLE RICHARD STORY (1980) to the political documentaries, FAR FROM VIETNAM (1967) and THE PANAFRICAN FESTIVAL (1969) to the experimental features, QUI ÊTES-VOUS POLLY MAGGOO ? (1966) MISTER FREEDOM (1968), TH MODEL COUPLE (1976), and IN & OUT OF FASHION (1993), corrosive fables on the ideological myths of our time.

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