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Beatrix von Conta
Beatrix von Conta
Courtesy galerie Le Rverbre, Lyon
Bilingual : French / English

Beatrix von Conta, née à Kaiserslautern en Allemagne en 1949, s’installe en France en 1975 comme photographe. Elle vit aujourd’hui près de Romans-sur-Isère dans la Drôme.
La galerie Le Réverbère à Lyon représente son travail depuis 1992 et l’a montré  régulièrement lors d’expositions personnelles et collectives à la galerie, la FIAC et Paris Photo.

Son travail photographique est traversé et nourri par la question de la mémoire du paysage et de sa mutation plus ou moins violente. Qu’il s’agisse des lieux dévastés par des catastrophes naturelles, comme le massif de la Sainte-Victoire brulé lors de l’incendie de 1989, abordé dans SAINTE-VICTOIRE  (1988-1994) et publié chez Images en Manoeuvres Editions, par les ravages de la guerre 14-18 au coeur de RECONNAISSANCES  (1989/1990), série montrée aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 1992, ou par le chamboulement qu’engendrent les chantiers gigantesques comme ceux de la construction du « Grand Littoral » à Marseille, INDÉLÉBILE  (1996) ou du « Grimaldi Forum » à Monaco, EN FER  (1998/1999). Dans COUPURES/REPRISES  (2007), ensemble réalisé à Beauvais dans le cadre d’une résidence à Diaphane et publié chez Créaphis, elle scrute le tissu urbain d’une ville dont le centre a été détruit à 80% par les bombardements allemands de 1940 et dans IMAGES DE VANOISE, LE PAYSAGE À L’HEURE DU JOUR , la question de la mémoire du paysage sous-tend les trois années consacrées à l’Observatoire photographique des paysages de Vanoise (2006-2008), premier observatoire photographique en altitude en France.

Lors d’une mission que lui confie le Grand Lyon en 2010, elle réalise LES INFILTRÉS , travail sur la présence végétale dans l’espace urbain. TEL QUEL , une suite d’images de rencontres paysagères, commencée en 1999, se construit librement au fil des années et des déplacements. AQUA  (2010/2011) et AU BORD DES EAUX MÊLÉES  (2011/2012), issus de deux résidences à lux-Scène nationale à Valence, explorent la problématique de l’eau en Drôme et Ardèche. Son exposition TIMISOARA, ENTRE GRIS ET VERT  aux Rencontres Internationales de la Photographie en Gaspésie/Québec en 2011, débouche sur une résidence qui s’est poursuivie en 2012 et dont le résultat LE GRAND ECART  a été exposé à Paspébiac en Gaspésie/Québec en 2013 et en 2014 à la galerie Le Réverbère. Une publication aux Editions Bernard Chauveau est envisagée pour l’automne 2015. TRAVERSÉES PAYSAGÈRES  à l’Espace Malraux à Chambéry en 2012, retrace dix ans de photographie. En 2013, dans DÉRIVE DES RIVES , résidence photographique itinérante sur le Rhône, elle reprend un dispositif d’installation de miroirs, déjà mis en oeuvre dans MIROIRS AUX ALOUETTES  (2004/2005) et SURFACES DE CONTACT (2009).

Pendant les mêmes années, elle finalise FLUX , dans le cadre de France(s), territoire liquide, projet collectif d’une nouvelle mission photographique sur le territoire français et publié au Seuil en 2014 (« Frances(s) Territoire liquide», Texte de Jean-Christophe Bailly, Collection Fiction et Cie).
Elle continue d’explorer l’univers des barrages en France dans son travail L’EAU BARRÉE, montré en 2014 à la galerie Le Réverbère à Lyon. Commencé il y a dix ans, cette recherche a reçu en 2011 une Bourse d’Aide individuelle à la création / DRAC Rhône-Alpes et figuré sur la shortliste du prix « Talents Contemporains - Talents d’Or » de la Fondation Schneider. Le volet sur la construction du barrage sur le Rizzanese en Corse sera exposé en novembre 2015 et janvier 2016 à Bastia et Ajaccio dans le cadre du Centre Méditerranéen de la Photographie.

En 2016, FLUX  sera exposé à la Maison de la Culture de Frontenac à Montréal, Québec, dans le cadre de France(s), territoire liquide  et DÉRIVE DES RIVES  sera présenté au Hong Kong International Photo Festival. Dans le cadre d’une résidence mise en place par le Centre Hospitalier Métropole Savoie, elle explore ces temps-ci l’ancien Centre Hospitalier de Chambéry avant destruction.

La publication LE GRAND ÉCART  est prévue en 2016 aux Éditions Bernard Chauveau. Les Éditions Loco envisagent la publication d’une monographie en 2017. Les oeuvres de Beatrix von Conta ont été acquises par des collections publiques (artothèques, musées), le Fonds National d’Art Contemporain, ainsi que par des collectionneurs, en France et à l’étranger.



English
 
Beatrix von Conta was born in 1949 in Kaiserslautern in Germany, where she studied art and literature before moving to Aix-en-Provence in 1975 to work as a photographer. She now lives and works in Toulon.
She had her first major exhibition in 1976 at Jean Dieuzaide's Château d’Eau gallery in Toulouse. She also co-founded the monthly journal of film, photography and literature entitled Clair-Obscur, in Aix-en-Provence.
Several years of investigative reporting resulted in an exhibition at the Musée Nicéphore Niepce in 1980 and the publication (by Dumont in Cologne) of the book entitled Un enfant ne tombe pas du ciel in 1982, followed by a travelling exhibition in the FNAC galleries. She then began to use albumin to colour her photographic work, and the landscape became her principal subject. A commission from the Ledoux Foundation on the Royal Saltworks of Arc-et-Senans in 1984 led to the publication of the project by Hazan, in 1989.
The Reconnaissances series, created at the suggestion of Vincent Cordebard and exhibited at the Rencontres Internationales de la Photographie in Arles in 1992, gained her entrance to Le Réverbère gallery the same year. The work on the "Sainte-Victoire" mountain that she exhibited in 1994 with Vois-là at Le Réverbère, and in 2000 at the Musée-Château in Annecy, was published in 1999 by Images en Manœuvres Éditions in Marseille.
Beatrix von Conta designed the scenography for two large exhibitions assembling several major series: L’Écorce du Temps at the Toulon Art Museum in 2001, and Le Temps inscrit at the Musée du Revermont in Cuisiat in 2003.
In late 1999, simultaneously to the creation of Espace de culture (a project blending colour, black and white, painting and literature), and to "prepare" for the year 2000, Beatrix von Conta began work on the Tel Quel series, in "real" colours, exhibited at Paris-Photo in 2002, 2003 and 2004.
In 2000, going against the general trend of fireworks and festivities, the Albédo association in Marseille asked three artists from Le Réverbère gallery—André Forestier, Lionel Fourneaux and Beatrix von Conta—to produce photographic work on the theme of memory, based on the former internment and deportation camps at Milles, near Aix-en-Provence : A vous, strict maximum was presented at the FIAC in 2001, and in the framework of "L'été photographique de Lectoure" in 2003. Her "Vues volées" in black and white, the result of a commission from the Museum of Barcelonnette, were presented there in 2004, and at the gallery in 2006, in La montagne en vues.
In 2004, her exploration of the notion of the "cliché" (another venture with "Albédo") led to the creation of the Miroirs aux alouettes, parts of which now feature here to celebrate Le Réverbère's 25th birthday.
In 2006, Beatrix von Conta received a 3-year commission for prospective work with the Photographic Observatory of Landscapes in Vanoise.
In addition to her photographic work, she intervenes in schools on a regular basis, convinced of the need to train and heighten perception in the face of a changing world.
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