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Du 16 mars au 19 mai 2018, mercredi au samedi de 14 h à 19 h et sur rendez-vous en dehors de ces horaires
Ouvert jeudi 10 mai 2018, de 14h à 19h
Pierre de Fenoÿl
Le regard intérieur

 

Après Le miroir traversé en 2012, Paysages conjugués en 2015 à l’occasion de la sortie du livre une géographie imaginaire aux éditions Xavier Barral et de son exposition au Château de Tours / Jeu de paume, nous avons choisi pour cette troisième exposition à la galerie de donner la main à Véronique sa femme et Aliette leur fille.
Leur proposition présentant une autre entrée sur l’oeuvre nous permet de continuer la redécouverte de ce photographe exposé aux Rencontres de Arles en 2017 et à la Bibliothèque nationale de France dans Paysages français - Une aventure photographique 1984-2017. L’exposition sera le rendez-vous des conversations intimes d’un photographe avec le paysage et le temps.

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« Photographier est une expérience sur le regard intérieur, écrivait Pierre de Fenoÿl. Notre perception du présent dépend de notre mémoire. Le fait de regarder le temps qui passe ravive la mémoire et favorise la réapparition des traces visuelles laissées par les émotions. L’appareil n’est pas une machine à fixer ce que nous voyons mais ce que nous espérons voir. Partant du regard intérieur il transforme le temps qui passe en présence éternelle. » (Entretien avec Jean-François Chevrier, Photographes, Archives Sonores, 1981)

Pierre de Fenoÿl appartient à cette génération de photographes français qui dès les années 1970 ont construit leur vision en rupture avec une culture dominante du photojournalisme. Ils dénoncent le mythe de l’objectivité assumé par leurs aînés pour recentrer l’intérêt du sujet photographié vers le sujet photographe, assumant l’idée que toute photographie est une forme de fiction ou, pour reprendre la formulation de Pierre de Fenoÿl, « ce qui existe dans une photographie n’existe pas dans la réalité ». Une photographie est une rencontre, qui tient parfois du hasard, entre un univers mental et les formes du réel. Dans l’oeuvre de Pierre de Fenoÿl, dont la recherche est tournée vers la conquête du temps, c’est la possibilité d’un jeu avec sa propre mémoire, réminiscence des images, celles de l’enfance, ou des lieux familiers, illusion visuelle du passé, ou survenance du rêve. C’est aussi la quête d’une révélation, apparition d’un « au-delà de la réalité » qui dépasserait le photographe lui-même, simple « médium » dans cette opération d’enregistrement. Le jeu subtil de l’imagination distille ainsi en écho à travers l’oeuvre une poésie singulière, des motifs récurrents qui constituent la trame d’une écriture inachevée. « Je bâtis un chronophotoroman. Il sera un seul et même livre, ce sera la recherche du temps présent », c’est-à-dire d’une présence au monde plutôt que d’une actualité. Nulle trace de l’évènement dans ses visions qui semblent extraites de la course du monde, comme figées dans un temps mystérieux dont seul le photographe possède la clef.


C’est cette approche « irréaliste » de l’oeuvre – comme lui même aimait à se qualifier de photographe « irréaliste » - que nous avons souhaité explorer pour la troisième exposition à la galerie Le Reverbère. Une occasion de présenter quelques nouveaux ensembles issus du fonds Pierre de Fenoÿl pour prolonger la découverte.


Aliette de Fenoÿl

 

L’exposition est conçue en collaboration avec le fonds Pierre de Fenoÿl, créé en 2015 par ses ayant-droits afin de mettre en place des actions de conservation de l’oeuvre (inventaire, archivage, numérisation) ainsi que des actions de valorisation et de diffusion (exposition, édition, communication). Pour avancer dans sa mission, le fonds s’appuie sur le soutien de partenaires privés, entreprises ou particuliers, qui souhaitent accompagner le projet en bénéficiant des avantages proposés par la loi sur le mécénat de 2003.
Pour plus d’informations : www.pierredefenoyl.fr

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Durant l’expo

Transbordeur – photographie histoire société.
Dossier #2 « Photographie et exposition ».
Rencontre avec Christian Joschke et Olivier Lugon, rédacteurs en chef de la revue, et Claire-Lise Debluë co-directrice du dossier de ce deuxième numéro de Transbordeur.
Jeudi 22 mars 2018 à 19h30
 
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Denis Roche et Bernard Plossu, La photographie française existe... je l’ai rencontrée. Exposition collective présentée du 7 mars au 20 mai, Maison européenne de la photographie, Mep, Paris


Serge Clément, Escale Cinéma. Exposition du 15 mars au 15 mai, Cinémathèque québécoise, Montréal,Canada


Bernard Plossu, Comme une histoire… Le Havre. Exposition collective jusqu’au 18 mars, Musée d’art moderrne André Malraux, MuMa, Le Havre


Bernard Plossu, L’eau en lumière. Exposition collective jusqu’au 24 mars, Villa Théo, Saint-Clair, Le Lavandou


Géraldine Lay. Exposition collective du 27 mars au 1er mai. Circuit Festival Circulations, Little Big Galerie, Paris


Denis Roche
. Exposition du 5 avril au 2 juin, à l’occasion de la sortie du livre La montée des circonstances aux éditions Delpire, Galerie Folia, Paris


Jacques Damez, La Confluence 2003-2018, 15 ans d’histoire(s) de vi(ll)e(s). Exposition collective du 18 avril au 20 octobre, Archives Municipales, Lyon


Arièle Bonzon, SOLEILS SONORES. Performance avec Anna Kupfer, vendredi 4 mai à 18 h 30, Espace Sainte-Avoye, La Clayette


Arièle Bonzon
, INCERTITUDES. Exposition du 5 au 29 mai, Quartier Livres, la Clayette


Arièle Bonzon
, PASSER. DÉSERT ALLER RETOUR. Exposition du 11 au 29 mai, Le Quai des mots, Chauffailles


William Klein
, New planet photo city. William Klein and Photographers Living in the 22nd Century. Exposition collective jusqu’au 10 juin, 21_21 Tokyo, Japon

Photographie(s) Lyon & Co

Carnet n° 12 disponible (janv. - avril 2018)