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Du 31 mai au 13 juillet 2018, du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous en dehors de ces horaires.

Vernissage jeudi 31 mai 2018 de 18h à 21h sur invitation, en présence des artistes, de Mme Raphaëlle Stopin, conseillère artistique 2018, et Mme Christine Raoult, déléguée générale, Prix HSBC pour la Photographie.
Lauréats 2018 du Prix HSBC pour la Photographie
Antoine Bruy et Petros Efstathiadis / Olivia Gay, Prix Joy Henderiks

Raphaëlle Stopin, conseillère artistique 2018, a proposé 12 photographes aux membres du Comité exécutif qui ont choisi les 23ème lauréats du Prix HSBC pour la Photographie :

Antoine Bruy
Antoine Bruy est un photographe à la pratique documentaire. Son sujet, géographiquement circonscrit à des territoires donnés, est traité avec la rigueur du genre. Portraits et paysages viennent raconter ensemble, d’une même voix, comment, sur ces bouts de terre, l’homme a mêlé artefacts et éléments naturels pour tisser cette matière étrangement homogène : un habitat où l’on ne saurait distinguer qui de l’homme ou de la nature a pris le pas sur l’autre. Tricots de caravanes, de planches, de mousse et de panneaux solaires, ils sont co-constructions, édifiés à la faveur d’un dialogue entre l’homme et son environnement. C’est ici la réalisation d’une utopie, pas de celles que l’on nous présente flambant neuves, mais qui ont passé l’épreuve du temps qui ravine.
La palette chromatique, douce, tempérée, a elle aussi fait l’objet de toutes les attentions du photographe, un même camaïeu pour les hommes et son habitat, une même caresse pour  toutes les surfaces. A l’image de l’environnement photographié, la première impression dégagée par le travail d’Antoine Bruy peut être celle d’une relative absence de formalités, un ensemble à l’architecture intuitive qui se serait construit au gré des rencontres, puis rapidement, par le traitement de la couleur, par ses portraits posés, le cadre impose sa tenue et les photographies de faire communauté.
 

Raphaëlle Stopin
Conseillère artistique 2018


Petros Efstathiadis

Il a été vu, çà et là, au cours de ces dernières années, nombre de ces constructions étranges, de ces mises en scène foutraques, oeuvres récréatives d’artistes à l’imaginaire fertile, faisant de leur environnement proche leur terrain de jeux. Des mises en scène dont il revient alors à la photographie de dépasser leur éphémère condition. Le travail de Petros Efstathiadis ressort de cette pratique de la mise en scène. Elle est chez lui insolite de prime abord, drôle parfois ensuite, tragi-comique éventuellement, et
très certainement toujours enivrante d’inventivité visuelle. Mais ce qui sépare la démarche du photographe d’un travail purement récréatif et trop simplement formaliste, c’est la terre où il a choisi de se tenir pour déployer ses constructions. Il s’adresse à nous depuis là où il a grandi : le nord de la Grèce, près de la Macédoine. Il ne s’agit donc pas ici d’un bataillon d’images déracinées, décontextualisées, mais de photographies d’une terre en mutation, que l’artiste vient augmenter d’une sorte d’infra réalité, de celle que seuls les enfants peuvent déceler. Ces constructions faites de bric et de broc, des rebuts qu’il trouve dans les arrière-cours de son village natal, viennent raconter les espoirs, bientôt déçus, d’un père cultivateur de pommes dans une Grèce européenne, de jeunes filles aspirant à la célébrité, d’un village traversé par la crise croyant se racheter une santé en vendant ses terres à un exploitant de gaz russe, de jeunes, émeutiers d’un jour, se confectionnant des bombes artisanales de savon et de mousse à raser couronnées de pâquerettes. A travers ce milieu microcosmique du village, Petros Efstathiadis concentre puis restitue tous les traumas du pays. La folie visuelle dit ici le vertige vécu au cours des dernières années, et dans l’oeil du cyclone, on trouve comme téléportée sur le sol de ce village, une cabane qui pourrait bien avoir été photographiée par Walker Evans, en Alabama, pendant la Grande Dépression.


Raphaëlle Stopin
Conseillère artistique 2018

 

Olivia Gay
Le Président du Prix HSBC pour la Photographie et les membres du Comité exécutif ont décidé, à titre exceptionnel, de décerner un Prix Joy Henderiks* ; prix rendu en son hommage et sa précieuse contribution au rayonnement du mécénat culturel pour HSBC en France.
Le Prix Joy Henderiks a été attribué à Olivia Gay pour sa série « Envisagées ».
Une dotation lui sera attribuée pour réaliser un projet et HSBC France lui achètera une image pour son fonds photographique.

* Directrice des Relations Extérieures, du Mécénat et des Partenariats, HSBC France.
Membre du Comité exécutif du Prix HSBC pour la Photographie.

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Durant l’expo
 
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Géraldine Lay, North End. Jusqu’au 23 septembre. Les Rencontres de la photographie d’Arles, Croisière,Arles


Baudoin Lotin
, Maramures. Du 6 au 23 septembre, festival Fotocircuit 2018, Huis Oosterlynck, Leuven, Belgique


Thomas Chable
, Photographie 2008-2018. Du 12 septembre au 4 novembre, Contretype, Bruxelles, Belgique


Beatrix von Conta, VINCENT CORDEBARD, scènes de la vie ordinaire. Exposition collective du 15 septembre au 4 novembre, entrepôt Tisza, Chaumont


Serge Clément, Fragments & Trans. Du 15 septembre au 31 décembre, Photaumnales de Beauvais, Le quadrilatère,   Beauvais


Bernard Plossu, Longer  ways  to go   :  photographs of the american road. Exposition collective jusqu’au 24 novembre, Tucson Center for Creative Photography, USA

Paris Photo 2018

Beatrix von Conta, Géraldine Lay, Baudoin Lotin, Julien Magre, Philippe Pétremant, Denis Roche. Du 8 au 11 novembre, stand D04, Grand Palais, Paris
 

Photographie(s) Lyon & Co

Carnet n° 14 disponible (sept. à déc. 2018)