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Du 4 décembre au 2 février 2008, du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.
Vernissage le 4 décembre 2007, de 18h à 21h, en présence des photographes.
Julia Fullerton-Batten / Matthew Pillsbury
Lauréats HSBC 2007

Julia Fullerton-Batten
Née à Brème en Allemagne en 1970, Julia a vécu à Reading aux Etats-Unis de 1972 à 1979, à Francfort en Allemagne de 1979 à 1986 avant de partir en Angleterre. Elle a étudié au “Berkshire College of Art & design”, puis a été assistante freelance durant 5 ans. Julia est devenue professionnelle en 2005 et vit aujourdʼhui à Londres.
 
Depuis 1999, Julia Fullerton-Batten fait une carrière exemplaire, travaillant pour de très nombreux clients allant dʼIkéa à American express ou à Eurostar. En 2001 elle décide, tout en continuant sa carrière commerciale, de mener un travail personnel. Elle débute par une série consacrée à de jeunes adolescentes dans un environnement suburbain puis dans des “village model”. Ce quʼelle recherche cʼest explorer lʼimage de lʼadolescence en marge des stéréotypes. Ses héroïnes sont absorbées dans des tâches incompréhensibles ou dans des poses incongrues.
 
Elle provoque le spectateur par une narrativité esquissée mais non développée. Les couleurs sont sourdes, hormis une touche colorée ici ou là, les modèles, des non-professionnelles adoptent une attitude ambiguë et tendue, déterminant une atmosphère visuellement et émotionnellement bizarrement aliénée. Ses images combinent la perfection technique des photos publicitaires, leur apparente lisibilité immédiate, lʼévidence de leur composition et pourtant leur message est pour le moins ambigu.
 
Matthew Pillsbury
Matthew Pillsbury est américain. Il est né à Neuilly en France en 1973 et a vécu à Paris avant de partir pour les Etats-Unis où il obtient un Bachelor of Arts in Fine Art à Yale University dans le Connecticut. Il achève ses études à la School of Visual Arts, dans la ville de New York où il vit aujourdʼhui.
 
Matthew Pillsbury est fasciné par les espaces quʼoccupent aujourdʼhui ses compatriotes, habités seulement par des écrans de télévisions ou dʼordinateurs, petits rectangles luminescents dans un espace urbain souvent grandiose que lʼon aperçoit par les fenêtres. La présence humaine est à peine perceptible, réduite par le long temps de pose au statut dʼombres incertaines. Cʼest le même procédé que Matthew Pillsbury utilise dans lʼautre série présentée ici “Museum Hours”. Les musées dʼhistoire naturelle ont souvent attiré le regard des photographes, ici ce sont les visiteurs qui deviennent fantomatiques alors que les animaux naturalisés prennent vie. « Lʼactivité humaine devient évanescente alors que la présence des objets est captée, grâce à lʼutilisation dʼune chambre 8 x 10 pouces, dans ses moindres détails. Chacune de mes images est une réflexion ouverte sur nos relations complexes et changeantes entre la fabrication des images, lʼart, la culture et nous-mêmes. »

© Textes Alain Sayag, conseiller artistique 2007 de la fondation HSBC pour la photographie.